11 septembre 2026
Comment progresser à l'aquarelle quand les tutos ne suffisent plus ?
Enchaîner les tutos et les livres apprend beaucoup de choses, mais ne rend pas autonome : on sait reproduire un exercice, pas peindre le paysage ou le jardin qu'on a en tête. Ce qui débloque la situation, c'est une méthode qui met toutes ces informations en musique, des petites briques à assembler, un professeur qui pose un regard extérieur et des gens qui avancent sur le même chemin. C'est exactement ce qu'a vécu Fanny, qui a commencé l'aquarelle sans avoir jamais dessiné de sa vie.
Peut-on commencer l'aquarelle sans jamais avoir dessiné ?
Fanny a commencé en février, à 47 ans. Depuis toute petite, on lui répétait qu'elle avait « deux mains gauches » et qu'elle ne pourrait jamais dessiner. Elle en était restée au bonhomme bâton, et cette idée était restée ancrée en elle.
Elle traversait une période difficile et cherchait un loisir qui la déconnecte complètement. Elle est passée en magasin, a acheté un livre de paysages minimalistes et une toute petite palette. Ce jour-là, elle a passé un après-midi entier à peindre, et depuis elle peint tous les jours. Pour elle, le pinceau est devenu « une baguette magique ».
Avec 3 filles dont la plus jeune a 4 ans, un travail à plein temps avec des déplacements chaque semaine à Paris et ses parents à aider, elle a trouvé le temps :
- le matin vers 6h30, avant que tout le monde soit levé, pendant 1h à 1h30 ;
- le week-end ;
- puis le soir, quand tout le monde est couché, pendant 2h.
Comme elle le dit : « quand il y a un truc qui est vraiment important dans ta vie, tu trouves le temps ».
Pourquoi les tutos et les livres finissent-ils par bloquer la progression ?
Fanny est passée par plusieurs étapes. D'abord les livres pour débutants, très progressifs : un croquis tranquille, plusieurs lavis successifs pour faire apparaître les ombres et la lumière. Ça donnait des résultats corrects, sans fusion, mais c'était sympa.
Puis les vraies difficultés sont arrivées, notamment le dosage de l'eau, et elle n'arrivait plus à progresser. Elle a suivi un cours en ligne sur les bases, lent et détaillé, qui lui a enfin expliqué que de l'eau, il y en a sur le pinceau, sur le papier, dans le gobelet, partout. Après ce cours, impossible de trouver un niveau intermédiaire : « c'était le désert ». Les cours en présentiel près de chez elle étaient tous complets.
Elle a donc acheté d'autres livres, souvent trop durs pour son niveau, et regardé des contenus sur internet. Chaque séance lui apprenait quelque chose de nouveau, c'était stimulant. Mais chaque fois, elle voyait aussi l'ampleur de la tâche, ce qui avait un côté désespérant.
Sa conclusion : elle avait avalé du contenu en veux-tu en voilà, mais elle n'était pas capable de peindre son jardin. Il lui fallait canaliser tout ça, un professeur et un regard extérieur pour lui dire où elle en était et où elle pouvait aller.
Il y a aussi un effet de bulle. Sur les réseaux sociaux, l'algorithme lui montrait des fleurs, des fleurs et encore des fleurs, toujours les mêmes façons de peindre. Elle ne voyait pas les paysages ni d'autres peintres.
Qu'est-ce qu'une méthode structurée change ?
Dans le programme, Fanny a commencé par 15 jours de masterclass, puis les lives. Ce qui l'a marquée, c'est la simplification : des concepts clés associés à des mots forts qu'on retient facilement.
- Les Power Rangers : en les découvrant, elle s'est rendu compte qu'il lui manquait des couleurs vives. Son jaune citron était trop clair, elle ne pouvait rien en faire. Elle a retravaillé sa palette et commandé de nouvelles couleurs.
- Le PaPoPa pour les fusions : elle l'a retenu et depuis, ça marche de façon systématique. Avant, il ne se passait rien parce qu'elle ne mettait pas du tout assez d'eau.
- Les LEGO aquarelle : en live, elle a vu qu'il lui manquait des informations, alors elle a fait des allers-retours avec les ateliers thématiques (ciel, forêt) pour construire ses petites briques, à assembler ensuite.
Comment suivre les lives quand on débute ?
Les 2 premiers lives ont été un peu difficiles, parce que ça va vite et qu'il faut se familiariser avec le vocabulaire. Avoir fait les masterclass avant l'a beaucoup aidée.
Le côté rassurant : à la fin, beaucoup montrent leur peinture. On voit que tout le monde a des hauts et des bas, même les plus avancés, donc on ose montrer la sienne.
En replay, elle passe la vidéo en 1,25 pendant les temps d'attente, revient en vitesse normale quand je peins et met en pause si elle en a besoin.
Sur le forum, elle constate une chose étonnante : même avec la même méthode et les mêmes couleurs, chaque élève obtient un résultat complètement différent.
Qu'est-ce qui progresse le plus en quelques mois ?
Après 2 mois dans le programme, Fanny est capable de créer une ambiance lumineuse. Elle avait souvent lu « la vibration des couleurs » sans savoir ce que c'était. Tant qu'on n'a pas fait de tests, rajouté beaucoup d'eau et suivi une méthode, on n'y arrive pas, et on n'a pas de lumière.
Son plus grand progrès porte sur les ombres et la lumière, notamment la peinture en négatif : on peint les ombres et la lumière surgit. Elle voit maintenant des ombres et de la lumière partout, dans les vêtements, dans son jardin, avec la direction de la lumière et des nuances très progressives. Même les personnages, qui ne sont pas son sujet préféré, sont passés du bonhomme bâton à de vrais personnages.
Ce que je retiens de son parcours : elle a fait évoluer son geste technique, son mélange de couleurs et sa capacité à faire fuser les pigments. Elle a fait évoluer son regard. Et elle s'est débarrassée d'une croyance qui la poursuivait depuis 47 ans : « je ne suis pas faite pour l'art ».
Questions fréquentes
Faut-il renier ce qu'on a appris avec les tutos ?
Non. Fanny ne renie aucune de ses premières aquarelles : elles lui rappellent de bons moments et la motivation qu'elle y mettait. Chaque étape vient nourrir son âme d'artiste.
Est-il obligatoire d'assister aux lives en direct ?
Non, c'est un bonus. Fanny est en déplacement le jour du live et suit souvent le replay, ce qui lui permet d'aller à son rythme. La seule différence, c'est qu'elle ne peut pas montrer sa peinture à la fin.
Comment gérer l'impatience de progresser plus vite ?
En remettant les choses en perspective : après 7 mois de peinture, il faut prendre du temps. Le but n'est pas de faire des merveilles à chaque fois, mais d'être content d'être là et de s'amuser en peignant.
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